Conquérant de l’impossible - Mike Horn

Il est des hommes qui, pour assouvir leur passion et repousser leurs limites -si ce ne sont celles de l’espèce humaine-, bravent le danger à outrance. Mike Horn, aventurier sud-africain est de ceux là : pour aller droit au but encore plus qu’au Vélodrome, il a fait des terres inhospitalières son terrain de jeu, de l’inconfort un art de vivre… Jugez un peu: après avoir fait le tour de
Mike Horn relate cette aventure dans un livre, le bien nommé Conquérant de l’impossible (Pocket, 2006), où tout commence par un échec: pour se faire la main, il cherche à relier en équipe le Pôle Nord mais, lâchement abandonné par le matériel et les éléments, il doit laisser tomber. Et là , en quelques heures, il quitte la banquise pour les salons feutrés du Rocher! Oui Madame, Mike Horn en personne, avec son fumet de putois feuilleté au jus de bouc, est déposé en Principauté de Monaco pour participer aux « Lauriers du sport »!
Bon, évidemment, il ne peut en rester là et il lance son projet: l’idée est de rallier le Cap Nord en partant du Cap Nord (
Tout au long du parcours, il y aura bien sûr les rencontres incongrues avec les ours polaires, un incendie de tente - le seul abri apte à assurer la survie - les morsures du froid sur les doigts, etc.
Mais on en revient toujours au même: une telle expédition se prépare en pensant au matériel, aux conditions physiques, à la nourriture, au danger, à la paperasserie et moult autres désagréments en tous genres, mais il semble exister une constante dans ce type de voyage: ne jamais sous-estimer la puissance kafkaïenne de l’administration russe. D’ailleurs, si dans votre entourage des proches ont fréquenté la défunte URSS ou son avatar contemporain, ils ne démentiront pas. Quatre mois d’immobilisation, de tracasserie en tous genres, de tampon pas apposé sur la bonne page par la bonne personne au bon moment, cet entêtement typiquement post-stalinien à n’avoir qu’un mot à la bouche: « Niet! », furent à certains égards pires que la solitude, le froid, le doute. Fort heureusement, le genre humain recèle aussi des trésors, tels ces villages inuits que traversaient Mike le sudaf’ où la solidarité n’a d’égale que la rudesse du milieu. Certaines rencontres sont des plaidoyers pour la fraternité. C’est à croire que l’hostilité environnante soude les hommes et leur confèrent un devoir d’entraide envers leurs congénères (ça fait beaucoup de [r] tout ça, mais bon…).
Il vous manque dans cette courte page une myriade de détails, de suspense, d’émotion et surtout, surtout, l’inévitable compassion. En effet, à chaque ligne de ce livre reviennent les mêmes questions et les mêmes réponses: comment fait-il? Pourquoi s’infliger autant d’épreuves? Je serais mort depuis longtemps à sa place! A ce moment-là , j’aurais appelé l’hélico, c’est de la folie! Mais l’on sent la satisfaction de Mike Horn de l’avoir fait comme la satisfaction du devoir accompli pour tout un chacun. D’ailleurs, en méditant sur ses prouesses et soucieux d’être entendu comme lucide et non comme illuminé, il conclue: « Je suis un homme ordinaire qui fait des choses…sortant de l’ordinaire ».
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Lancement de la rubrique littéraire "Noot and Books"!





















Quel ne fut pas ma surprise lors d’une sortie avec ma boîte, de voir débouler Mike Horn en personne
sans l’idôlatré c’est vraiment un super bonhomme( Alex Thonney journée Château d’Oex winterthur-Arag)
après des centaines de conf.j’imagine une flamme de vie communicative à toute épreuve Thank’s!!!!!!!
Mister Mike