Deux jours après le communiqué de presse annonçant que les prix de leurs billets d’avion allaient augmenter à cause de la hausse du carburant, Air france et KLM publient les chiffres pour le premier trimestre 2007. 415 millions d’euros de bénéfices nets!! Soit une hausse de 70% par rapport aux 244 millions du premier trimestre 2006.
La compagnie se porte bien dans un marché en difficulté (climat politique tendu, hausse du carburant, euro fort… ): le traffic a progressé de 4%, et malgré le taux de remplissage des avions qui baisse 81,4%, Air France-KLM a augmenté le nombre de passagers de 1.4% soit 19.3 millions de personnes.
Le tourisme est un des secteurs favoris des instituts de sondage et de statistiques. Et l’INSEE vient justement de publier une vaste étude générale sur les français et les vacances entre 1964 et 2004 dont voici quelques chiffres clés :
Les chiffres montent, montent, montent… et ça c’est cool ! C’est cool parce que les mois passent et le volume du e-tourisme par rapport aux autres thématiques existantes sur Internet ne cesse de croitre. Vous saviez vous qu’en France, quand 10€ sont dépensés sur internet, 5 le sont pour des “trucs” touristiques ?
Comme Be Noot va clairement évoluer dans cet univers, c’est tout bon pour nous ! Du coup, je ne résiste pas à l’idée de vous balancer quelques chiffres :
Oui, oui, vous avez bien lu. Hier, en plein cœur d’Atlanta, M. Neville Isdell, président de Coca-Cola Company, a inauguré le premier parc de loisirs entièrement dédié à la marque : The New World of Coca-Cola !
Oui monsieur, Oui madame, qu’on se le dise, les touristes français sont parmi les touristes les plus désagréables du monde. C’est en tout cas un des principaux enseignements que l’on peut tirer de l’étude publiée récemment par Expedia Corporate Travel. Menée par le cabinet GFK, cette enquête avait pour objectif de déterminer les différents profils de touristes selon leur pays d’origine. Pour ce faire, pas moins de 15 000 hôteliers ont été sondés à travers 12 pays européens.
L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) [1], organe de l’Organisation des Nations Unies, détaille dans un communiqué de presse récent sa stratégie pour 2007, et propose une orientation dans l’air du temps, sous le titre : « Développer le tourisme pour combattre la pauvreté ». Elle précise : « L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a déclaré ce jour que 2007 devra être une année clé pour renforcer le tourisme en tant qu’instrument capital de la lutte contre la pauvreté et en tant qu’outil fondamental du développement durable. »
L’OMT prenait en parallèle note d’une croissance mondiale du tourisme de 4.5%.
Quelle est la représentation la plus proche de la vie rêvée des jeunes et moins jeunes étudiants aujourd’hui, du moins en France et en Europe ? De l’expérience « de ouf » telle qu’on la fantasme dans les universités, les BTS, les écoles d’ingénieurs et de gestion ?
Une réponse en forme de titre : L’auberge espagnole, le célèbre film de Cédric Klapisch, et nouveau missel d’une partie croissante de la jeunesse.
Ah ! Les saines joies des cocktails d’entreprises dans les hôtels de luxe, où le champagne coulant a flots autorise pour un court moment la mise à l’écart des formes habituellement de mise entre employés et supérieurs hiérarchiques ! Les mémorables siestes au cours de conférences interminables sur les perspectives du marché vénézuélien des huiles de moteurs ! Les séminaires d’intégration à Djerba, avec pour objectif officiella formation professionnelle, et pour but officieux, la sympathique atmosphère fraternelle dispensée par des taux d’alcoolémie et de coucheries supérieurs à la normale… Sans parler des exténuants week-ends de plein air, avec activités « extrêmes » qui, refusées, vous font passer pour une lopette et un grincheux… Que de bons moments partagés !
Les acteurs du tourisme (les touristes eux-mêmes, mais aussi l’industrie touristique) se questionnent actuellement sur la viabilité du tourisme tel qu’il se pratique depuis une cinquantaine d’années; non pas sur sa rentabilité financière mais bien sur ses aspectsenvironnementaux, éthiques et culturels. En un sens, ces interrogations sont similaires à celles qui ont pu alimenter la vague des biens de consommation éthiques dans le domaine domestique, le développement desfonds éthiques dans la haute finance internationale, et les politiques dedéveloppement durable à l’échelon gouvernemental/intergouvernemental et dans les entreprises.
Reste à savoir s’il s’agit là d’une tendance lourde ou d’un effet de mode.L’écotourisme est-il destiné à rester une niche touristique qui se limiterait à quelques passionnés et militants occidentaux, ou représente-il un futur possible des pratiques touristiques?
Profondes joies du vin, qui ne vous a connues? Quiconque a eu un remords à apaiser, un souvenir à évoquer, une douleur à noyer, un château en Espagne à bâtir, tous enfin vous ont invoqué, dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne. Qu’ils sont grands les spectacles du vin, illuminés par le soleil intérieur! Qu’elle est vraie et brûlante cette seconde jeunesse que l’homme puise en lui!
Charles Baudelaire, Paradis artificiels, 1858.
In vino veritas.
Benitus Lorencius Gatus, Amor et vino, Be-Noot éditions.