Les femmes-girafes

Un peu bizarre comme tradition… on n’en connaît pas vraiment l’origine. Certains affirment que les femmes étaient ainsi protégées des attaques de tigres - qui s’en prennent en premier au cou de leur victime - pendant l’absence de leur homme. Pour d’autres, les padaungs protégeaient leur or du vol en le posant sur les cous des femmes.
Le rituel commence lorsque les petites filles ont entre cinq et neuf ans. On leur applique d’abord une crème composée de graisse de chien, de lait de coco et de gelée royale puis on leur pose leur premier anneau. S’en suivent ensuite un ou deux tous les ans, jusqu’à ce que la jeune fille se marie. Certaines femmes portent jusqu’à 28 anneaux ! Les anneaux constituent un critère important de beauté.
Leur attrait touristique est parfois malsain et la façon dont sont traitées ces femmes est dénoncée par la Ligue des Droits de l’Homme. Souvent réfugiées politiques de Birmanie, elles sont exposées comme des bêtes curieuses dans des villages reconstitués en Thaïlande. Les touristes payent un droit d’entrée et photographient des « scènes de la vie quotidienne » reconstituées de toutes pièces… Ces zoos humains ont la faveur de nombreux circuits touristiques mais, heureusement, peu à peu les touristes prennent conscience de la situation dégradante de ces femmes…
Crédit photo: Femme girafe par babasteve, fille girafe et tissus par babasteve, fille girafe par babasteve




















J’avais entendu dire aussi, que si elles trompaient leurs époux, on leur retirait les anneaux et la nuque se brisait.
Mais je préfère la version de la protection contre le tigre.
Pour leur faire des bisous dans le cou, doit pas être pratique… Ce qui doit être sympa, c’est pour se gratter! Quant à l’écosystème qui doit se développer entre le cou et le collier, ça doit être comparable à certains fromages au lait cru… Y a un business à faire avec les touristes voyeurs là non?