Après 12 heures d'un vol plus qu' éprouvant nous atterissons enfin en Chine, à Shenzen plus précisémment. A ce moment on remercie les papous, adeptes du "cargo cult", de ne pas avoir eu l'occasion d'observer dans leur ciel notre gaillard oiseau de la Lufthansa. Nous descendons tous du véhicule volant collectif avec difficulté car nos corps après 12 heures de contorsions a conservé la forme du siège microscopique et peine à se mouvoir. Comme si notre corps renonçant ne suffaisait pas à mitiger notre enthousiasme, s'abat sur nous d'un seul coup comme une masse le climat chaud, très chaud et humide, très humide du Sud-Est de la Chine. Heureusement la navette qui nous transporte jusqu'à la porte d'arrivé est climatisée. Malheureusement elle est petite, trop petite. Nous finirons debouts, ventousés contre une vitre avec des poignés de bagages enfoncées dans les cotes, mais tout va bien, nous au moins on est dedans. Nous commençons à réaliser que la Chine réserve de multiples surprises comme l'annonce fièrement les brochures de voyagistes:"Soyez surpis par la Chine !". Après ce transit au combien convivial, on ne peut que se réjouir de traverser de vastes halls vides et climatisés d'un aéroport aussi propre et ordonné. Cependant au bout de 25 halls systématiquement dépouillés de signalisation et d'être humains, nous souhaiterions pouvoir toucher la terre chinoise avant la fin de la journée. Enfin nous apercevons des sillouhettes humaines, enfin des uniformes surtout. Nous touchons au but, nous en sommes sûrs. Erreur de débutant. C'était sans compter sur l'heure et demie passée à remplir des formulaires pour ceci, des formulaires pour celà , à se soumettre aux multiples verifications de passeport et à patienter chinoisement dans la fameuse file d'attente pour enfin parvenir au compte goutte au but : le hall des arrivées. Voilà nous y sommes, en Chine, après 12 heures de voyages et 2 heures de formalités administratives obligatoires. Nous sommes des voyageurs heureux, arrivés à destination après une nuit de grève de sommeil, une aventure administrative trépidente et 6 heures de décalage horaire dans les gencives. Bilan : nous sommes des zombies, le tourisme attendra demain, ou après-demain je sais pas avec ce fichu décalage horaire.